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WHEN WE WERE SISTERS


Affiche de When we were sisters de Lisa Brühlmann.

Réalisatrice. Lisa Brühlmann

Année de sortie. 2024

Genre. Drame

Origine. Suisse

Durée. 102 minutes

Ma note. 8/20


Synopsis : 1996, Valeska, 15 ans, part en vacances en Crète avec sa mère, le nouveau petit ami de sa mère et la fille de cette dernière. Valeska est d'abord réticente, mais peu à peu, les deux filles apprennent à se connaître et à s'apprécier. Alors qu'elles deviennent aussi proches que des sœurs, la relation de leurs parents est beaucoup plus fragile. (source : AlloCiné)






Huit ans après Blue My Mind, Lisa Brühlmann scénarise et réalise un nouveau long-métrage. Toujours intéressée par l’adolescence et le passage à l’âge adulte, elle signe une œuvre malheureusement trop superficielle et désordonnée pour convaincre.


1996, Genève, à l’intérieur d’un taxi. Valeska (Paula Rappaport) et sa mère Monica (interprétée par Lisa Brühlmann elle-même) se rendent chez Jacques (Carlos Leal), le nouveau compagnon de cette dernière, qui vit avec sa fille Lena (Malou Mösli). Ensemble, cette famille recomposée s’apprête à partir en vacances en Crète. Si la relation entre les deux tourtereaux est au beau fixe, celle entre les deux jeunes filles est nettement plus tendue. À moins que le séjour à venir ne change radicalement la donne. Suspense !

When we were sisters de Lisa Brühlmann.

Trompeuses apparences. © Filmcoopi




Sisters from another mother


Une fois sur l’île, la fine équipe se livre aux classiques occupations touristiques : plage, terrasses ensoleillées et virées nocturnes. Mais dès les premiers jours, sans crier gare, les failles du couple parental apparaissent au grand jour. Cinquième protagoniste, Charlie, le chien de Lena, se fait la belle (certainement lui aussi déjà fatigué de cette famille dysfonctionnelle). Une disparition qui va rapprocher les deux jeunes filles. Autoproclamées « nouvelles sœurs », elles s’adorent aussi vite qu’elles se sont détestées. Pendant ce temps, Monica et Jacques continuent de jouer la comédie du couple parfait. Mais derrière les sourires de façade, les troubles de Monica et l’alcoolisme de Jacques prennent de plus en plus de place, jusqu’à provoquer l’implosion inévitable.


Dans ce tourbillon émotionnel qui ne parvient jamais à trouver la bonne tonalité, les montagnes russes affectives, constamment dans l’excès, épuisent toute forme d’empathie envers les personnages. Les interprètes font ce qu’ils peuvent pour tirer leur épingle du jeu, mais sont desservis par des dialogues souvent poussifs. Jusqu’à un climax dramatique, attendu, presque inévitable. Et pourtant, c’est là, dans ses toutes dernières minutes, que le film esquisse enfin ce qu’il aurait pu être : le portrait douloureux d’une mère incapable de construire la famille rêvée, rejetant sur sa fille toutes ses frustrations. Malheureusement, cette piste n’est qu’effleurée, et bien trop tard pour susciter autre chose que de l’ennui ou du désintérêt.

When we were sisters de Lisa Brühlmann.

Grosse ambiance ! © Filmcoopi



Article paru le 12 juin 2025 dans le n°941 de Ciné-Feuilles.

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