KING
- Marvin Ancian

- 23 févr. 2022
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 12 juil. 2022

Réalisateur. David Moreau
Année de sortie. 2020
Genre. Aventure
Origine. France
Durée. 100 minutes
Ma note. 5/20
Synopsis : King, un lionceau destiné à un trafic, s'échappe de l'aéroport et se réfugie dans la maison d'Inès, 12 ans et Alex, 15. Le frère et la sœur ont alors l'idée folle de le ramener chez lui, en Afrique. Mais la traque des douaniers ne leur facilite pas la vie. Lorsque Max, leur grand-père fantasque qu'ils n'ont vu que deux fois dans leur vie, se joint à l'aventure, tout devient possible.
(source : Allociné)
Inès (Lou Lambrecht) et Alex (Léo Lorléac'h) sont deux enfants mal dans leur peau. Et pour cause, leur mère est décédée deux ans plus tôt et leur père est aux abonnés absents. Lorsque leur chemin croise celui d’un lionceau égaré, ils s’embarquent dans une épopée en direction de l’Afrique.
Nul besoin de s’attarder sur le récit de King tant il a peu de cohérence et n’est qu’un fatras de scènes mises bout à bout. Les aberrations scénaristiques s’enchaînent et offrent un film qui prend ses spectateurs pour des idiots. D’un adolescent qui devient conducteur chevronné en un claquement de doigts à des courses-poursuites avec la police ridicules, la suspension d’incrédulité ne fait pas long feu. Seules idées passables: la volonté d’Inès de ramener le lionceau (qu’elle a surnommé King) dans son environnement naturel, plutôt que de le garder égoïstement avec elle. C’est bien peu.

Inès et Alex à la fin d'une aventure trépidante (c'est faux !). © Emmanuel Guimier
Le roi lion pour les nuls
Dès le générique d’introduction - explicitant les péripéties menant à l’errance de King - la sensation de vouloir compresser un scénario beaucoup trop long dans un film à la durée formatée est palpable. En quelques scènes est ensuite expédiée la situation familiale d’Inès et d’Alex. Puis, dès lors que l’animal fait son apparition, la trame narrative se répète inlassablement jusqu’à atteindre - attention spoiler - une fin heureuse et sans surprise liant le traumatisme d’Inès à l’aventure qu’elle vient de vivre. Originalité, quand tu nous tiens!
Enfin, terminons par une pensée émue pour Gérard Darmon - incarnant Max, le grand père soi-disant baroudeur des deux enfants - qui cabotine dans ce marasme. Rarement un personnage aura été si peu défini, son passé houleux (et primordial à sa caractérisation) étant résumé à un coup de téléphone incompréhensible. À l’instar de cette interprétation, vous l’aurez déduit, King est un film insipide et sans intérêt.

© Maneki Films
Article paru le 23 février 2022 dans le n°873 de Ciné-Feuilles.



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