top of page

AZOR


Affiche d'Azor d'Andreas Fontana.

Réalisateur. Andreas Fontana

Année de sortie. 2021

Genre. Drame

Origine. Suisse, Argentine, France

Durée. 100 minutes

Ma note. 9/20


Synopsis : Yvan De Wiel, banquier privé genevois, se rend dans une Argentine en pleine dictature pour remplacer son associé, objet des rumeurs les plus inquiétantes, qui a disparu du jour au lendemain. Entre salons feutrés, piscines et jardins sous surveillance, un duel à distance entre deux banquiers qui, malgré des méthodes différentes, sont les complices d'une forme de colonisation discrète et impitoyable.

(source : AlloCiné)






Au programme de la sélection Encounters de la dernière Berlinale, le long métrage d’Andreas Fontana est un film brouillon qui oscille entre mystère et ennui.


Yvan De Wiel (Fabrizio Rongione) est un banquier privé genevois tout juste débarqué à Buenos Aires en compagnie de sa femme Inés (Stéphanie Cléau) pour prendre la succession d’un dénommé Keys, un collègue étrangement disparu. Les premiers dialogues laissent entendre la présence de protestations contre la dictature argentine - le film se place dans le contexte réel des années 80. Ces événements sont relayés au rang de rumeurs et ne seront plus évoqués. De la même manière, la disparition de Keys ne sera jamais élucidée. Le mystérieux personnage a laissé derrière lui une chambre quittée dans la précipitation, ce qui, paraît-il, n’est pas à son habitude. Nous n’en saurons pas plus.

Affiche d'Azor d'Andreas Fontana.

Mais que vois-je ? Un film ennuyant. © Xenix Filmdistribution




Promesses non tenues


Des intrigues inachevées, le film en cumule dès le synopsis qui promet «un duel à distance entre deux banquiers». Sans espérer voir les deux hommes sortir lances et boucliers pour s’affronter, nous étions en mesure d’en attendre un peu plus qu’une confrontation dissimulée dans quelques lignes de dialogues. Dialogues qui sont d’ailleurs omniprésents et virent même à la cacophonie: Azor, est un film très bavard - mais inintelligible - dans lequel Yvan enchaîne des rencontres n’apportant que peu de choses à la progression du récit. Ironie du sort, le titre intrigant du long métrage signifie «tais-toi» en patois suisse. Une autre promesse non tenue.


Derrière la volonté partiellement assumée de dénoncer la corruption d’une époque et d’un système, Azor enfonce des portes ouvertes et propose un message confus. Si l’épilogue offre une part de lumière, il est à l’image de l’ensemble du film: décevant.

© Xenix Filmdistribution



Article paru le 12 janvier 2022 dans le n°870 de Ciné-Feuilles.

Posts récents

Voir tout

Commentaires


© Marvin Ancian 2020-2023. All rights reserved

|

Lausanne, Suisse ancian.m(at)gmail.com

bottom of page