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MORBIUS


Affiche de Morbius de Daniel Espinosa.

Réalisateur. Daniel Espinosa

Année de sortie. 2022

Genre. Action, Superhéros

Origine. USA

Durée. 105 minutes

Ma note. 3/20


Synopsis : Gravement atteint d’une rare maladie sanguine, et déterminé à sauver toutes les victimes de cette pathologie, le Dr Morbius tente un pari désespéré. Alors que son expérience semble être un succès, le remède déclenche un effet sinistre. Le bien vaincra-t-il le mal – ou Morbius succombera-t-il à ses nouvelles pulsions ? (source : Allociné)






Un énième film basé sur un personnage Marvel, qui appartient à la lignée des inconséquentes productions du Sony’s Spider-Man Universe. Une aberration cinématographique qui prend son public pour des vaches à lait. Désespérant.

Qu’ils soient issus de l’univers DC Comics (Batman, Superman, Wonder Woman, …) ou Marvel (Spider-Man, Iron Man, Captain America, …), les super-héros pullulent dans les salles. Parmi cette ribambelle de réalisations, la société de distribution Sony est récemment venue mettre son grappin sur la franchise Spider-Man pour produire des longs-métrages sur les ennemis de l’homme-araignée. Après deux opus basés sur Venom (un grand méchant à la forme de symbiote extraterrestre amorphe), c’est au tour de Morbius de faire son apparition à l’écran.

Morbius de Daniel Espinosa.

Dans les personnages qui ne servent à rien, je veux les deux flics qui en font des caisses.

Bonne pioche! © CTMG, Inc



De vampires en pire

Le métrage s’ouvre dans une jungle luxuriante au Costa Rica. Le Dr Michael Morbius (Jared Leto) descend d’un hélicoptère cahin-caha aidé par ses béquilles. Et pour cause, il est atteint d’une pathologie sanguine dégénérative. Telle est la raison de sa présence dans le pays d’Amérique centrale : Morbius compte attraper des chauves-souris afin de concevoir un remède (se demander le rapport entre ces animaux et la maladie est déjà une preuve d’intelligence trop élevée pour le film). Quelques chiroptères capturés et un flashback qui explicite la rencontre entre Michael et son ami d’enfance Loxias Crown (Matt Smith) plus tard, le docteur parvient à développer le sérum tant espéré. Malheureusement, ce dernier le transforme en un être dangereux et assoiffé de sang. Au-delà de son illogisme narratif, cette entame pose les principaux éléments du récit qui va suivre. L’inconvénient ? L’heure trente restante n’apportera rien de plus (à l’exception d’un antagonisme prévisible et cabotin en la personne de Loxias) et sera, par conséquent, grandement pénible.

Pot de fleurs vs. méchant en roues libres. © CTMG, Inc


En plus d’être particulièrement laid (les séquences d’action sur fond numérique sont désuètes à souhait), le film coche toutes les cases pour dérouler un scénario cousu de fil blanc. Et Sony - qui considère son public comme un produit de consommation prêt à remplir son tiroir-caisse - ne compte pas s’arrêter en si bon chemin (en attestent les traditionnelles scènes post-générique ratées ainsi que les prochaines sorties déjà annoncées). Dès lors, à nous, spectateurs et spectatrices, de cesser l’imposture. Pour cela, rien de plus simple : ne pas aller voir Morbius.



Article paru le 6 avril 2022 dans le n°876 de Ciné-Feuilles.

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