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MILLA


Affiche de Milla de Shannon Murphy.

Réalisatrice. Shannon Murphy (IV)

Titre original. Babyteeth

Année de sortie. 2019

Genre. Comédie dramatique

Origine. Australie

Durée. 118 minutes

Ma note. 13/20


Synopsis : Milla n’est pas une adolescente comme les autres et quand elle tombe amoureuse pour la première fois, c’est toute sa vie et celle de son entourage qui s’en retrouvent bouleversées. (source : AlloCiné)







Une adolescente gravement malade qui s’entiche d’un mauvais garçon au grand dam de ses parents. Milla est un film plutôt réussi qui manque néanmoins d’un peu de substance pour convaincre complètement.


Milla (Eliza Scanlen) a 16 ans, elle est atteinte d’un cancer et sait ses jours comptés. Lorsqu’elle rencontre Moses (Toby Wallace) sur un quai de gare, dès les premiers regards, elle voit en ce jeune homme en marge de la société un symbole de liberté. Une liberté que son cadre familial - entre leçons de violon, pour satisfaire sa mère ancienne musicienne, et routine scolaire - ne lui permet pas. Anna, la mère, est accro aux médicaments que lui prescrit Henry, son mari psy. L’éducation qu’ils donnent à Milla se veut stricte mais juste. Au fil du long métrage, alors que la maladie de la jeune fille s’aggrave et que le couple est au bord de la rupture, les parents vont lâcher du lest, pour le bien de leur enfant. Et de l’ensemble de la famille.




Émancipation capillaire


Élément omniprésent et mis en avant dès le début du film, l’évolution de Milla se fait au gré de la forme et de la couleur qu’elle donne à ses cheveux. Sagement attachés dans les premiers plans, elle les fait rapidement couper par Moses (dont la mère, toiletteuse de bichons, détient le matériel adéquat…) avant de les perdre définitivement lorsqu’elle reprend sa chimiothérapie. Parée de différentes perruques pour sortir de chez elle, elle optera pour une couleur turquoise lorsque son émancipation sera définitivement acquise.

Toby Wallace et Eliza Scanlen dans Milla de Shannon Murphy.

Moses et Milla, un duo qui décoiffe. © Memento Films Distribution



À un cheveu


Mais alors, où le bât blesse-t-il? Principalement dans la construction du récit. Découpé en chapitres, le long métrage se concentre, via des ellipses temporelles, sur les moments clés de la vie de Milla. Si l’idée n’est pas mauvaise, le résultat fait un peu fouillis. De plus, la trame scénaristique alterne entre les différents points de vue des personnages, où il aurait été préférable de se focaliser sur celui de Milla.


Loin d’être déplaisant, ce premier film de Shannon Murphy laisse un sentiment mitigé. La narration décousue qui traîne en longueur et les personnages parfois caricaturaux peinent à emporter le spectateur. De nombreuses scènes restent néanmoins très agréables, mais l’ensemble manque d’une consistance qui aurait pu offrir une œuvre beaucoup plus riche.

Toby Wallace et Eliza Scanlen dans Milla de Shannon Murphy.

© Memento Films Distribution



Article paru le 12 mai 2021 dans le n°856 de Ciné-Feuilles.

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