FREE GUY
- Marvin Ancian

- 24 août 2021
- 2 min de lecture

Réalisateur. Shawn Levy
Année de sortie. 2021
Genre. Comédie, Action
Origine. États-Unis
Durée. 115 minutes
Ma note. 13/20
Synopsis : Un employé de banque, découvrant un jour qu’il n’est en fait qu’un personnage d’arrière-plan dans un jeu vidéo en ligne, décide de devenir le héros de sa propre histoire, quitte à la réécrire. Evoluant désormais dans un monde qui ne connaît pas de limites, il va tout mettre en œuvre pour le sauver à sa manière, avant qu’il ne soit trop tard…
(source : AlloCiné)
Divertissement survitaminé, Free Guy nous plonge dans l’univers de Free City - un jeu vidéo entre GTA et Fortnite - et offre une comédie efficace. Un bon moment à passer en salle au milieu d’un été maussade.
Guy (Ryan Reynolds) est un employé de banque dont la routine est bien huilée. Chaque matin, il se lève, salue son poisson rouge, enfile les mêmes habits et engloutit le même petit-déjeuner, puis se rend au travail accompagné de son ami Buddy (Lil Rel Howery). Ce que Guy ne sait pas, c’est que le monde qui l’entoure est celui du jeu vidéo Free City, et qu’il en est un personnage non joueur (ou non player character, autrement dit, un figurant contrôlé par une intelligence artificielle). Sa rencontre avec l’avatar de Milly (Jodie Comer), une joueuse de Free City, va bouleverser son quotidien.

Une journée comme une autre à Free City. © Disney
Résiste, prouve que tu existes
La narration de Free Guy alterne entre les mondes réel et virtuel. Dans le premier, Milly, soutenue par son ami développeur Keys (Joe Keery), s’efforce de prouver que le code source de Free City lui appartient. Dans le second, Guy prend conscience de son existence et tente de gagner de l’expérience afin de venir en aide à Milly. Pendant ce temps, le créateur excentrique et tyrannique du jeu (interprété par Taika Waititi) fait tout pour empêcher cette rébellion inattendue.
Après une entame explosive, le film aurait pu laisser croire à une piste de réflexion, en utilisant la métaphore de Guy, personnage prédestiné par un algorithme, qui s’échappe de son comportement contrôlé par une intelligence artificielle (comme une sorte de Truman Show des temps modernes). Il n’en est rien. La proposition est vite abandonnée pour laisser place à du divertissement pur et dur. Et notamment à quelques scènes humoristiques bien senties, dont un duel final avec Dude - une version bodybuildée de Guy (également jouée par Ryan Reynolds). L’univers geek, bourré de références, apporte lui aussi son lot de bonnes idées ainsi que l’amusement escompté. Tant pis pour la réflexion.

Milly et Keys dans le monde réel. © Disney
Free Guy est donc une œuvre plaisante qui offre une récréation sans prise de tête. Dommage que le dénouement, même si bien amené, soit si convenu et prévisible. Mais pouvions-nous espérer plus d’une production signée Disney?
Article paru le 25 août 2021 dans le n°860-861 de Ciné-Feuilles.



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