DIVERTIMENTO
- Marvin Ancian

- 25 janv. 2023
- 2 min de lecture

Réalisatrice.
Marie-Castille Mention-Schaar
Année de sortie. 2022
Genre. Drame
Origine. France
Durée. 110 minutes
Ma note. 6/20
Synopsis : À 17 ans, Zahia Ziouani rêve de devenir cheffe d’orchestre. Sa sœur jumelle, Fettouma, violoncelliste professionnelle. Bercées depuis leur plus tendre enfance par la musique symphonique classique, elles souhaitent à leur tour la rendre accessible à tous et dans tous les territoires. Alors comment peut-on accomplir ces rêves si ambitieux en 1995 quand on est une femme, d’origine algérienne et qu’on vient de Seine-Saint-Denis ? Avec détermination, passion, courage et surtout le projet incroyable de créer leur propre orchestre : Divertimento (source : AlloCiné)
Bercées dès leur plus jeune âge par la musique symphonique, Zahia et Fettouma sont deux sœurs jumelles qui rêvent de vivre de leur passion. Inspiré d’une histoire vraie, Divertimento retrace leur parcours.
1985, Pantin. Zahia, 7 ans, s’immisce dans le salon familial et observe secrètement ses parents qui regardent la télé. Le programme du soir : une retransmission d’un concert mené par le grand chef d’orchestre Sergiu Celibidache (Niels Arestrup). L’œuvre jouée est le Boléro de Ravel. Les mains de la petite fille s’agitent au rythme de la mélodie, un destin est en train de naître.
Ellipse. Nous retrouvons Zahia (Oulaya Amamra) et sa sœur jumelle Fettouma (Lina El Arabi) dix ans plus tard alors qu’elles intègrent le lycée Racine de Paris. La première rêve toujours de devenir cheffe d’orchestre, la seconde violoncelliste professionnelle. Originaires de la Seine–Saint-Denis, les deux étudiantes sont rapidement confrontées aux remarques déplacées de leurs camarades, mais aussi du corps enseignant. Comme il l’est dit très clairement à Zahia, chef n’est pas un métier de femme, et encore moins lorsqu’elle est issue de banlieue.
À l’instar des deux sœurs qui débordent d’occupations (elles suivent et donnent des cours, passent des concours, organisent des ateliers dans leur ville, créent leur propre orchestre), le film veut trop en faire, trop en montrer et finit par s’éparpiller, oubliant de traiter ses messages les plus forts. Dès lors, nous nous retrouvons face à une énième comédie dramatique peu subtile ou résilience et abnégation sont les mots d’ordre. Et si l’histoire vraie peut sembler touchante, son adaptation fictionnelle manque tellement d’aspérités que le récit tombe instantanément dans une débauche de bons sentiments et de mièvrerie difficilement supportables. Bien peu intéressant donc.

© Agora Films
Article paru le 25 janvier 2023 dans le n°893 de Ciné-Feuilles.



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