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CONJURING 3: SOUS L'EMPRISE DU DIABLE

Dernière mise à jour : 7 janv. 2022


Affiche Conjuring3 de Michael Chaves.

Réalisateur. Michael Chaves

Titre original.

The Conjuring: The Devil Made Me Do It

Année de sortie. 2021

Genre. Horreur

Origine. États-Unis

Durée. 112 minutes

Ma note. 11/20


Synopsis : Conjuring 3 : Sous l'emprise du diable retrace une affaire terrifiante de meurtre et de présence maléfique mystérieuse qui a même ébranlé les enquêteurs paranormaux Ed et Lorraine Warren, pourtant très aguerris. Dans cette affaire issue de leurs dossiers secrets – l'une des plus spectaculaires – , Ed et Lorrain commencent par se battre pour protéger l'âme d'un petit garçon, puis basculent dans un monde radicalement inconnu. Ce sera la première fois dans l'histoire des États-Unis qu'un homme soupçonné de meurtre plaide la possession démoniaque comme ligne de défense. (source : AlloCiné)


Le démonologue Ed Warren (Patrick Wilson) et la médium Lorraine Warren (Vera Farmiga) reprennent du service. Si ce troisième volet rejoue certains codes de ses prédécesseurs, il peine à remplir sa fonction première: nous faire peur.


Après James Wan (le premier Saw et Insidious notamment), réalisateur des deux précédents opus, c’est au tour de Michael Chaves de prendre les rênes de cette saga horrifique. Lors de la séquence d’ouverture, nous constatons que ce nouveau chef d’orchestre ne déroge pas à la règle et reprend à son compte les éléments qui ont fait le succès des précédents longs métrages: une mise en scène léchée et une ambiance angoissante. Nous retrouvons le célèbre couple de chasseurs de démons durant l’exorcisme de David Glatzel, un enfant de 8 ans. En l’espace de quelques minutes, la situation vire au cauchemar. S’offrent alors à nous, coup sur coup, une scène de douche sanglante que n’aurait pas renié Hitchcock et une séance de contorsion maléfique. Le ton est donné. Malheureusement, il sonnera vite faux.

Vera Farmiga et Patrick Wilson dans Conjuring 3 de Michael Chaves.

Une soirée comme les autres chez les Warren. © Warner Bros




Esprit, es-tu là?


Cette première dose d’adrénaline digérée, le soufflé retombe aussitôt. Arne (le petit ami de Debbie, la grande sœur de David) est à son tour sous une emprise démoniaque et commet un meurtre. Le couple Warren se charge d’enquêter pour prouver la possession et l’utiliser comme circonstance atténuante lors du procès d’Arne. Si la réalisation précise et propre est toujours au rendez-vous, c’est au niveau du frisson procuré que le film ne parvient pas à convaincre. Les précédents avaient le défaut d’être souvent brouillons, mais pouvaient se targuer d’offrir de jouissifs moments d’épouvante. Ce volet, quant à lui, parvient difficilement à nous hérisser le poil. En ce qui concerne le sujet du libre arbitre d’Arne, il est rapidement mis de côté, ce qui est bien dommage tant cet axe aurait pu être intéressant. À la place, le récit s’empêtre dans sa narration et abandonne cet enjeu le remplaçant par une succession de scènes inconséquentes.

Ruairi O'Connor dans Conjuring 3 de Michael Chaves.

L'enquête fera t-elle la lumière sur la possession d'Arne? © Warner Bros



Conjuring 3: Sous l’emprise du diable conserve donc les défauts de ses prédécesseurs (une trame scénaristique fouillis) tout en annihilant les moments d’angoisse qui faisaient leur force (il manque cruellement de scènes marquantes). À l’instar d’Ed, affaibli physiquement dès les premières minutes, le film peine à donner à la franchise un nouveau souffle, et encore plus à nous le couper.



Article paru le 23 juin 2021 dans le n°858 de Ciné-Feuilles.

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