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AU FIL DES SAISONS


Affiche de Au Fil des saisons de Hanna Ladoul et Marco La Via.

Réalisateur.rice.

Hanna Ladoul et Marco La Via

Année de sortie. 2024

Genre. Comédie dramatique

Origine. France, États-Unis

Durée. 93 minutes

Ma note. 9/20


Synopsis : Charlie, 20 ans, étudiante revient dans la ferme familiale en Virginie pour aider sa mère qui est souffrante. Elles ont une vision différente de la vie : Charlie étudie la finance tandis que Laura gère un élevage de poules. Après une longue absence, Solange, la mère de Laura, grand-mère de Charlie, débarque à la ferme… Elle est française, féministe et excentrique. Solange a quitté l'Amérique alors que sa fille était encore une enfant et elles ne se sont jamais beaucoup revues. Ces trois femmes, que rien ne

semble rapprocher, réussiront-elles à vivre ensemble ? (source : AlloCiné)



En Virginie, dans une ferme familiale, trois générations de femmes d’une même famille vont se retrouver et apprendre à vivre ensemble. Un film plein de bonnes intentions, mais sans surprise.


Et pourtant Au fil des saisons commence par un étonnement. Si son affiche, son titre et son synopsis laissaient présager une comédie dramatique franchouillarde, l’apparition de Martin Scorsese, comme producteur exécutif, et les premières lignes de dialogues en anglais font revoir cet a priori. Car même s’il est une coproduction française avec Catherine Deneuve dans le casting, le long métrage se déroule bel et bien aux États-Unis. C’est dans une exploitation agricole que Laura (Andrea Riseborough) et sa fille Charlie (Morgan Saylor) débarquent sans préambule. Si nous ne savons rien de leur passé et de leur lien avec ce lieu, nous découvrons rapidement que Laura est gravement malade. C’est pour cette raison que Charlie, qui étudie la finance, a quitté prématurément ses cours afin d’épauler sa mère à s’occuper des poules qu’elle chérit tant.

Au Fil des saisons de Hanna Ladoul et Marco La Via.

Ça roule. © David Koskas




Un récit ampoulé


Le film s’installe péniblement, accentuant les différences et contrastes entre la mère et la fille, tout en ne semant aucun doute sur l’évolution de leur relation. L’arrivée de Solange (Catherine Deneuve), la mère de Laura, va bouleverser l’état des choses. Féministe de la première heure, fumeuse de cannabis et adoratrice de vin, elle va nouer des liens avec cette petite-fille qu’elle n’a jamais connue. De son côté, Laura doit faire fi de son passé pour parvenir à cohabiter avec une enfant en recherche d’indépendance, et avec une mère qui l’a abandonnée.


Alors que les quatre saisons s’égrènent, les clichés vont bon train (on mange de la glace quand on déprime et chante quand on est heureuse) et certaines scènes créent le malaise par leur niaiserie maladroite (la soirée d’anniversaire de Solange). Fort heureusement, le film ne vire pas dans le mélodrame larmoyant. Il s’autorise même du comique de situation (allant jusqu’à oser une référence à OSS 117), hélas peu concluant. Lorsqu’une épidémie de grippe aviaire frappe les exploitations de la région et que les poules sont censées être abattues, Solange et Charlie vont, pour éviter le choc à Laura, établir un stratagème s’approchant d’une mécanique à la Good Bye Lenin! (dans lequel un frère et une sœur doivent cacher à leur mère la réunification de l’Allemagne à la suite de la chute du mur). Encore une fois, le long métrage ne parviendra jamais à faire valoir cette idée.

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Charlie et la mièvrerie. © David Koskas


Vous l’aurez compris, Au fil des saisons est un petit film sans prétention qui plaira aux amateurs de gallinacés et de clichés inoffensifs. Il n’en reste pas moins trop peu inspiré pour susciter une émotion digne de ce nom.



Article paru le 9 février 2024 dans le n°916 de Ciné-Feuilles.

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