MARIUS ET LES GARDIENS DE LA CITÉ PHOCÉENNE
- Marvin Ancian

- 10 juil. 2025
- 2 min de lecture

Réalisateur. Tony Datis
Année de sortie. 2025
Genre. Aventure, Comédie
Origine. France
Durée. 82 minutes
Ma note. 5/20
Synopsis : Auto-proclamé "Roi de Marseille", Marius est un guide touristique haut en couleur qui trimballe ses clients dans son bus panoramique. Le jour où son véhicule tombe en panne, mettant en péril son petit business, il fait la rencontre de trois gamins du quartier qui prétendent être sur la piste d'un trésor. Marius se retrouve alors engagé dans une dangereuse aventure...
(source : AlloCiné)
La chaleur s’installe, et avec elle les blockbusters et comédies de l’été viennent ternir nos salles obscures. Marius et les gardiens de la cité phocéenne, réalisé par Tony Datis — à qui l’on doit le tristement mémorable Le Manoir —, tente de faire partie de la deuxième catégorie.
À Marseille, trois gamins dont le quartier s’apprête à être détruit passent leur dernière journée dans la cité phocéenne avant un déménagement forcé. Une pièce de monnaie antique trouvée dans un terrain vague les entraine dans une chasse au trésor rocambolesque. Accompagnés par Marius (Soprano, pour la première fois dans un rôle principal), le soi-disant roi de la ville (en fait un guide touristique raté) et de Verna (Sofia Belabbes), sœur du trio de bandits qui sévit dans les environs (en fait une bande de bras casés caricaturale), ils vont partir à la recherche du cœur de Massalia.

Verna mène la filature pour participer à l’aventure. © Pathé Films
Ennui phocéen
Sans grande surprise, le film enchaine les poncifs. Entre Les Goonies et Indiana Jones, le récit mènera ses personnages à travers l’Histoire de Marseille. Malgré une envie palpable de bien faire, le résultat est beaucoup trop léger et enfantin pour procurer les sensations promises par ses références. Soprano — bien plus argument marketing qu’acteur convaincant (en attestent les avant-premières françaises qui ont ramené énormément de monde) —, en confondant accessibilité et puérilité, est au diapason de l’ensemble. Dommage quand on sait que l’équipe du film a eu le rare privilège de tourner dans la basilique Notre-Dame de la Garde, une première depuis Le Château de ma mère il y a 30 ans.
Allons droit au but : pour celles et ceux qui veulent échapper à la torpeur des sorties estivales tout en embarquant dans une aventure autour d’un artefact antique, mieux vaut (re)découvrir Grand Paris de Martin Jauvat. Une errance poétique, bien plus magique.

© Pathé Films
Article paru le 10 juillet 2025 dans le n°942 de Ciné-Feuilles.



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