ERASERHEAD
- Marvin Ancian

- 13 févr. 2025
- 2 min de lecture

Réalisateur. David Lynch
Année de sortie. 1977
Genre. Drame, Horreur
Origine. États-Unis
Durée. 89 minutes
Ma note. WTF/20
Synopsis : Un homme est abandonné par son amie qui lui laisse la charge d'un enfant prématuré, fruit de leur union. Il s'enfonce dans un univers fantasmatique pour fuir cette cruelle réalité. (source : AlloCiné)
Des poulets peu ragoûtants qui s’animent dans une assiette, un avorton putride et geignard, une dame au radiateur qui chante sous une pluie d’étranges vers… Eraserhead est peuplé d’images qui restent gravées dans l’esprit. Sorti en 1977 aux États-Unis (mais bien plus tard en Europe), le premier long-métrage de David Lynch aura nécessité près de 5 ans pour être réalisé. Le cinéaste alors âgé de 31 ans bénéficie, pour le tournage, d’un soutien financier et des locaux désaffectés de l’American Film Institute où il étudie. Il aura également fallu du temps au film pour acquérir sa notoriété. Tout d’abord rejeté par la critique, ce sont ses programmations nocturnes en tant que midnight movie qui lui donneront ses lettres de noblesse.
Dans son récent édito en hommage au cinéaste, les Cahiers du cinéma considère le film comme « le plus singulier premier long-métrage de l’histoire du cinéma ». Difficile d’être en désaccord tant il laisse une trace indélébile. Une œuvre minutieuse au noir et blanc poisseux. L’histoire d’Henry Spencer (Jack Nance, ébouriffant et ébouriffé), d’un repas de famille chez sa compagne Mary X (Charlotte Stewart) et de leur nouveau né gémissant. Mais plus qu’un récit, Eraserhead est une expérience viscérale. Une plongée cauchemardesque au design sonore hypnotisant inspirée d’un rêve de Lynch (un enfant amène la tête d’un homme à une usine de crayons), lui donnant son titre (littéralement tête de gomme). Mais également un scénario issu des peurs du réalisateur, dont celle de la parentalité survenue après la naissance de sa fille.

La dame au radiateur.
Malgré son côté expérimental quelque peu difficile d’accès, une bonne part de l’univers de Lynch se trouve dans Eraserhead. N’hésitez donc pas à (re)découvrir cette œuvre, première pierre d’une des carrières artistiques les plus fascinantes.
Article paru le 13 février 2025 dans le n°937 de Ciné-Feuilles.



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