10 SCÈNES DE CINÉMA (qui resteront gravées dans mon esprit)
- Marvin Ancian

- 4 nov. 2020
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 18 nov. 2021
Ça fait un moment qu’une liste des scènes de films qui m’ont particulièrement marqué, voire dérangé, se forme dans un coin de ma tête. Voici donc 10 scènes de cinéma qui ont définitivement marqué mon esprit.
#1 L'oeil de Buñuel
Grand classique du cinéma surréaliste Un chien andalou est né des rêves de Salvator Dali et Luis Bunuel. Une scène de l’oeuvre a traversé les âges au point d’être référencée à divers endroits, notamment dans le film Los ojos de Julia de Guillem Morales ou encore dans l'épisode 14 de la saison 18 des Simpsons (Yokel chords). Mais rien ne vaut la scène originale et son montage génialissime.

#2 L'acte charnel
Wes Craven est notamment connu pour la série des films Scream. Bien avant ça, en 1972, il réalise La dernière maison sur la gauche. Pour faire simple : Mari et Phyllis tombent sur un groupe de psychopathes les séquestrant jusqu’à la mort. Les tueurs décident ensuite de se réfugier chez la famille Collingwood, qui s’avère être les parents de Mari. Lorsque ces derniers vont découvrir la vraie nature de leurs hôtes, ils vont tout faire pour venger leur fille. Après plus d’une heure de violence sadique et malsaine, arrive la scène qui met le coup de grâce. Estelle, la mère de Mari, séduit un des tueurs afin de lui faire payer ses actes d’une manière très ... charnelle.

#3 L'aile ou la cuisse I
Si la filmographie de David Lynch est le temple de l’étrangeté, son premier long en représente les solides fondations. Avec son noir et blanc poisseux et sa bizarrerie constante, Eraserhead dérange obligatoirement. Mais une scène de repas de famille sort en particulier du lot. Bon appétit !

#4 Le bestiaire sans fin
Je ne saurai pas expliquer les raisons de mon malaise en revoyant L'histoire sans fin. L’ayant découvert très - peut être trop - tôt, certaines sensations de l’enfance refont surface à chaque nouveau visionnage. Quoi qu’il en soit, les scènes qui ne me laissent pas de marbre sont multiples. Voici un petit florilège.
Le bestiaire effrayant de l'Histoire sans fin.
#5 La dernière danse
D’une noirceur sans égal, Dancer in the dark, de Lars Von Trier, nous plonge dans la vie de Selma et son fils tous deux atteints d’une maladie héréditaire et dégénérative leur faisant perdre la vue. Selma, tentant d’économiser de l’argent pour l’opération de son fils, va alors subir la plus violente des descentes aux enfers. Descente se terminant de la plus abrupte des façons et nous offrant une scène glaçante.

#6 à bout de souffle
Requiem for a dream est un film dont on ne sort pas indemne. Le rythme progressif imposé par la musique et le montage nous mène jusqu’à cette série de scènes imbriquées à couper le souffle, littéralement.

#7 La scène de trop
Culte pour son montage antéchronologique et sa violence, Irréversible n’a pas besoin d’être présenté. La longueur de la scène de viol, en ayant indigné plus d’un, ne fait qu’ajouter au malaise et la grave encore plus dans nos esprits.

#8 Prendre l'air
Deuxième film de Lars Von Trier dans cette liste. Ce qui n’a rien d’étonnant en voyant la filmographie géniale mais ô combien rude du réalisateur. Si Antichrist s’ouvre sur une scène de douche au ralenti et en noir et blanc aussi torride que splendide, c’est bien le seul répit permis par le film. Les conséquences de cette même scène n’auront de cesse de nous faire du mal, comme au personnage principal incarné par Charlotte Gainsbourg. Si les organes masculins en ont eu pour leur compte dans La dernière maison sur la gauche, la parité est désormais respectée dans cette scène d’automutilation insoutenable. Ames sensibles s’abstenir.

#9 L'aile ou la cuisse II
Envie de devenir végétarien ? La scène d’Eraserhead n’a pas suffit ? Vous reprendrez bien un peu de poulet ? Dans Killer Joe, chef d’œuvre de noirceur de William Friedkin, c’est encore cette pauvre volaille qui est au centre de la scène qui nous intéresse.

#10 Climax
Si vous ne connaissez pas Ari Aster (et le culte que je lui voue), je vous renvoie à la vidéo que j’ai déjà réalisée sur sa filmographie (disponible ici). J’y explique notamment comment ce jeune réalisateur parvient à chaque fois à installer lentement son intrigue avant de nous envoyer un uppercut en plein menton. Je n’ai pas pu dissocier les deux climax bouleversants de ses deux films que sont Hérédité et Midsommar.
Hérédité (en haut) et Midsommar (en bas), deux climax bouleversants.
Bonus
Petit bonus. Il ne s’agit pas d’un long métrage mais d’une série, et pas n’importe laquelle : Black Mirror. Et plus précisément le premier épisode de la première saison, certainement le plus grandiose de tous mais aussi le plus stupéfiant. Pour sauver la princesse, le premier ministre britannique doit s’adonner, en direct sur tous les médias nationaux et sans trucage, à un rapport sexuel peu banal ... c’est le moins que l’on puisse dire.

Pour ceux qui n'ont pas froid aux yeux, voir ci-dessous la vidéo regroupant les différentes scènes citées dans cet article.




















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